Un soir dans les vignes 

Lumière crépusculaire et ciel menaçant
Seul dans les vignes de Gascogne
Un frisson me traverse.
Dieu que je suis petit, mon enfant

Une main céleste trace des enluminures dorées dans les nuages
La vigne s’en abreuve pour mieux le rendre à ses grappes
Mon regard se porte sur elle, on dirait une mer déchaînée
Dieu que le spectacle de la vie est beau, mon enfant

Amante passionnée, elle se donne
Elle nous réchauffe tout en apaisant notre soif.
Du courage avant les combats elle nous a procuré
Dieu que nous sommes fragiles, mon enfant

La pluie est sa maîtresse.
Le soleil est son amant.
Mais en mère exemplaire elle nourrit ses enfants
Dieu qui sommes nous pour juger, mon enfant

Aime le bon vin mon fils, sans te saouler
Abreuve ton mari, ma fille, sans l’endormir.
Cours à perdre haleine, ma cadette, entre les rangs de vigne.
Dieu que la vie est belle, mes enfants

Texte écrit en Aout 2010

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