Point de vue sur l’espérance.
10 oct. 2026Mon ami d’enfance Didier B m’a demandé de développer mon point de vue sur l’espérance. Cela lui tient a coeur. Voici ma réponse. Et vous quelle est votre position?
L’espérance n’est pas un vain mot mon cher Didier. L’espérance est un mot important pour tout un chacun. Cependant il ne faut pas confondre espérance et espoir.
Selon le dictionnaire de l’Académie française, l’espoir est « le fait d’espérer, d’attendre quelque chose. », tandis que l’espérance est « un sentiment qui porte à attendre avec confiance un bien que l’on désire. »
Peut-on vivre dans l’espoir de l’espérance ? Pour répondre à cette question il faut prendre parti
Pour sa part, le philosophe contemporain André Comte-Sponville qui ne cache pas son athéisme ne considère pas l’espérance comme une vertu. Il la juge même inutile alors que le courage, lui, (une vertu qui conduit à l’action) peut très bien supplanter ce sentiment d’espérance.
Alors je me pose la question : Le courage nous emporte-t-il vers le bonheur. L’action mène-t-elle au bonheur. Cependant cet imminent philosophe pourrait me répondre de la même façon : l’espérance t’apporte-t-elle du bonheur alors que la sagesse oui ?
Dans le blog La boîte à idées Cours de philosophie il est écrit « Vivre dans l’espérance » est le signe de la folie des hommes au regard des doctrines antiques de la sagesse. Le philosophe André Comte-Sponville en résume fort bien l’esprit, reprenant à son compte leur héritage, en parlant de « gai désespoir » pour caractériser l’idéal du sage. La disposition intérieure qui définit le sage, la sérénité (l’ataraxie, « l’absence de trouble », c’est-à-dire la tranquillité ou la paix de l’âme) ne peut en effet être atteinte qu’après s’être débarrassé de la crainte et de l’espoir, ces dispositions de l’âme inquiète, « troublée » par le souci de l’avenir et qui ne peut ainsi jouir paisiblement de l’existence au présent.
Mon avis sur la question est pour moi bien différent car j’ai pris parti de la doctrine catholique. L’espérance est important pour les catholiques car sans espérance point de salut. Comment accepter la trinité si l’espérance n’est pas un moteurs. L’église définit l’espérance comme « la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en nous appuyant sur la grâce du Saint-Esprit ».
Certains diront qu’il s’agit d’une quête vers l’immortalité ou d’une victoire sur la mort. Je ne le vois pas du tout comme cela. Je me rapproche de saint Thomas. Une des dernière parole de Jésus à Thomas fut : « Parce que tu m’as vu tu as cru : heureux ceux qui même sans avoir vu, croiront’. Il en est un peu de même pour moi. Autant j’aspire à aimer mes contemporains et ai foi en l’humanité. C’est un combat. Enfin à ma mort je passerais dans un monde de paix et d’amour.
Toute cette histoire mon cher ami, vient de mes interrogations sur les pèlerinages. Nous sommes de moins en moins nombreux à parler religion donc à parler d’espérance. Beaucoup aime parler de leurs rencontres. Et il faut louer cet état d’esprit. Hugues Dumoulin, un pèlerin m’a écrit cette phrase : Pour moi, Compostelle a été un chemin vers les autres. Avec empathie et bienveillance. J'ai donné et tellement reçu... J'étais si loin d'imaginer tant de bonté dans l'Humain. Mais ce n'était pas un chemin vers Dieu. Compostelle ne m'a pas apporté la Foi dans un Dieu, juste dans l'Humain.
Comment ne pas être ému devant tant de bonté. Pourtant dans ces paroles nous sommes dans l’espoir mais pas dans l’espérance. Ma position est la suivante : On n’a pas la foi dans un dieu mais dans Dieu ce qui change complètement tout. Et puis ces merveilleuses rencontres décrites n’auraient pu exister sans la ferveur des catholiques d’antan. On n’a pas besoin de faire Compostelle pour aller à la rencontre des autres. Mais je comprends la position de mon ami et ne la blâme pas. Beaucoup d’amis pèlerin non pratiquant sont dans le même état d’esprit. Ils ont besoin d’un cadre et le chemin leur offre cet espace. L’aspect religieux ne les intéressent pas. Pourtant un pèlerin est avant tout un voyageur qui effectue un pèlerinage, c'est-à-dire un déplacement motivé par la foi vers un lieu tenu pour sacré ou un haut lieu de piété (comme Rome, Jérusalem ou La Mecque)
Des sociétés comme les francs-maçons sont attaches aussi au chemin et a l’espérance. L’espérance maçonnique peut être définie comme l’aspiration à dévoiler, au‑delà des apparences, l’étendue du monde intérieur. Cette mise au jour de l’intériorité ne relève pas d’un mode unique : elle peut résulter d’un événement émotionnel intense ou se construire progressivement au terme d’un parcours réflexif. Dans ce dernier cas, un lent renversement de la conscience opère une conversion de la subjectivité, favorisant une ouverture vers les dimensions cachées de l’être. Je pense que le franc maçon ne se considère pas comme un pèlerin mais plutôt comme un voyageur interstellaire.
Pour parfaire mon texte, j’ai demandé à chat GPT :
Vous avez écrit :qu'est-ce que l’espérance
Le chatbot a écrit :
Bonne question — voici une réponse concise.
• L’espérance (ou « espoir ») est une attitude psychologique et morale consistant à attendre ou à viser un avenir meilleur. Selon les registres :
• Psychologique : un état affectif qui soutient la motivation et la résilience face aux difficultés.
• Philosophique/moral : une disposition orientée vers le bien possible, distincte du simple souhait parce qu’elle implique une confiance raisonnable et une attente active.
• Religieux/théologique : une vertu qui porte à compter sur une aide transcendante ou sur l’accomplissement d’un dessein divin.
• Symbolique (ex. maçonnique) : une ouverture intérieure vers un idéal de transformation personnelle et collective.
Souhaitez‑vous une définition plus longue, une reformulation pour un texte, ou des exemples concrets ?
Eh oui elle a réponse à tout la bestiole. La réponse n’est pas top car pour elle, espérance ou espoir c’est la même chose.
Continuer à écrire les amis sans la bestiole, l’humanité ne s’en portera que mieux.
Hier j échangeais avec mon amie Lalianna qui m’a écrit entre autre :
La question que je me pose face à l'IA, c’est garder cette curiosité intérieure, ce questionnement de tout notre être, nos prières et nos envies de communiquer si tout ce qui nous entoure en facilités, en omniprésences, envahit l'espace ? Notre humanisme va-t-il résister à ce vent violent ?
Quand tu dis : Notre humanisme va-t-il résister à ce vent violent ? Je vais te répondre que la machine est incapable d'humanité. Elle n'a pas d'émotion. Notre particularité à nous les êtres vivants, nous avons des émotions et la machine est incapable de dire je t’aime car elle est incapable d’en comprendre le sens. Pourtant a la vitesse ou l'IA évolue je vois bien des pauvres d'esprit finir par la prendre pour Dieu. Là je m’égare.
En conclusion l’espérance est un moteur de vie qui ne laisse personne indifférent. Espoir et espérance sont deux choses qui flirtent avec le bonheur, mais elles n’ont pas les mêmes envies.
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